La Commission Environnement échange et se questionne sur la téléphonie.

Lors de la dernière réunion de la commission Environnement du Conseil Municipal, les élus participant à celle-ci ont, entre autres sujets, échangé sur le développement de la téléphonie mobile sur notre territoire communal.

En présence de Sylvie Duguépéroux maire, David Guilloux, adjoint à l’Environnement a présenté le contexte, le cadre réglementaire, les projets et les conséquences locales.

Afin de réduire et éliminer les zones blanches, où aucune communication n’est possible avec des téléphones portables par l’absence de réseau, l’État français a demandé aux opérateurs de réduire puis faire disparaître celles-ci en échange d’accès à des fréquences pour émettre. La réduction de ces zones blanches nécessite la présence d’antennes de radio-téléphonie qui permettent de capter le réseau de téléphonie dans nos campagnes ; il en va de la sécurité pour contacter les secours ainsi que de la réduction de la fracture numérique.

Dans ce processus national de déploiement des technologies, la municipalité a un rôle consultatif mais uniquement sur le volet urbanisme  (construction du mât qui doit respecter le PLU). Elle n’est pas consultée sur sa volonté de voir ou non les antennes se multiplier.

Sur la commune de Baguer Pican, ce sont trois sites qui sont concernés pour l’installation des technologies 3G et 4G : d’abord aux Noës où un mât recevant les antennes de l’opérateur Orange a été installé, ensuite au Breil où l’actuelle construction d’un mât recevra l’opérateur Free et enfin près de Brebis Rouge qui recevra les antennes pour Bouygues Télécom et SFR. Y en aura-t-il d’autres ? Les élus se questionnent car, partout, elles se multiplient.

David Guilloux, Adjoint à l’Environnement, rappelle que ces constructions de mâts de 30 mètres de hauteur nécessitent une Déclaration Préalable de travaux. Celles-ci sont légales et respectent les règles du Plan Locale d’Urbanisme. Le respect de ces règles est vérifié par le service instructeur de l’Urbanisme qui a donné son Avis Favorable sur ces trois projets.

Afin de s’assurer de l’absence de risques quant aux champs électro-magnétiques produits par les ondes de ces antennes, la municipalité a demandé une analyse des champs électro-magnétiques au sein de l’école avant la mise en fonction en novembre 2020 des antennes Orange aux Noës puis après, en juillet 2021.

Mesure des ondes devant l’école

Par rapport au maximum légal de 61 V/m, les résultats sont de, respectivement, 0,27 V/m et 0,13 V/m. Ainsi, il apparaît que l’installation de ces antennes n’a pas produit de champs électro-magnétique plus important et que le niveau de ce dernier est très faible au sein de l’école par rapport au niveau légal.

Ces mesures sont rassurantes pour les élus et doivent l’être pour les parents d’élèves et tous les Picanais qui ont, parfois, pu entendre des déclarations inquiétantes, ambiguës voire erronées. Elles sont, par ailleurs, en adéquation avec les études n’ayant jamais mis au jour un risque sanitaire avéré.

Malgré tout, les élus restent prudents, peut-être que toutes les analyses, toutes les études n’ont pas été faites, et souhaiteraient ne pas voir se multiplier ce type d’installations.

Par ailleurs, ils rappellent que nous sommes tous soumis, depuis longtemps, à des ondes et des champs électro-magnétiques via les ondes pour la radio, la télévision, nos téléphones d’intérieur portatifs, nos appareils de type micro-ondes, …etc.

Pour que chacun puisse se faire son propre avis sur ce sujet, chaque habitant peut demander, gratuitement, à l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR), une analyse du champ électro-magnétique dans son habitation sur le site internet de l’ANFR ou du Service-Public.fr.